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MJC DESFORGES

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LES SOCLES & CIMAISES
DE DESFORGES

la galerie d’art actuel

L’AUDITORIUM MICHEL PIERSON
l’espace de musiques du monde

3 AILES ET UNE PATTE
le collectif culture
CONTENUS PEDAGOGIQUES

Exposition "BRICABRACADABRANT"
Année 2007


Exposition-jeu pour les enfants à partir de 3 ans, seuls, en groupe ou avec leur famille.

Comme ses sœurs aînées, précédentes expositions du groupe, Bricabracadabrant est une exposition qui s’adresse aux jeunes lecteurs ou pré lecteurs. Elle se compose de modules interactifs de formats géants sur un espace total de 120m2.
Ces albums sont reproduits, mis en 3 dimensions, en partie dans leur ensemble ou par allusion et sont présents en complément des animations ainsi réalisées. Leur utilisation se fait en parfait accord avec les auteurs, illustrateurs et éditeurs. La qualité plastique des reproductions, le respect des idéologies, logiques, morales des histoires est garante de la réussite et de la pertinence de l’exposition. Les espaces proposent des moments de manipulation et d’expérimentation où se mêlent écrits, représentations plastiques et livres.

Le format géant (panneaux et espaces de jeux allant jusqu’à 2 mètres de haut) des expositions permet de situer l’image du livre en tant qu’objet, lui donner une autre dimension, le rendre plus vivant, interactif. Le travail fait lors des animations amène toujours à cette idée : les jeux conduisent aux livres et les livres aux jeux. La lecture est active, c’est un moment d’échanges et d’expérimentation.

Thématique
Improbable, incroyable, inouï, incongru, rare, exceptionnel…
Autant d’adjectifs pouvant qualifier les personnages, lieux, objets, situations ou rencontres des albums que nous avons choisis.

De la thématique aux sens.

Le caractère exceptionnel de tout ou partie des livres utilisés interpelle. Ils ne peuvent laisser indifférent. Ils éveillent la curiosité, la surprise, l’étonnement, conduisent au rire, à la colère, à l’indignation.
Cela permet ou suscite des questionnements autour de la dissemblance, de la solitude, de l’indifférence, du rejet ou de l’acceptation de l’autre, du respect…
La réactivité de l’enfant est ici le moteur pour tenir ces propos plus graves, plus sérieux, pour appréhender la complexité du monde et des rapports humains (on ne tombe pas dans la facilité, le manichéisme).
Cependant, le propos est gai, le ton badin, les illustrations attrayantes et exacerbent l’imaginaire, l’envie de découvrir, et le plaisir de lire.

10 albums de la littérature jeunesse.
Les dix albums retenus s’inscrivent dans la thématique de « l’improbable », mais leur choix s’explique aussi par leurs critères esthétiques d’objets livres.
Les textes sont drôles, sensibles, poétiques, parfois complexes mais toujours intelligents et pertinents.
Les traitements graphiques sont variés, riches, souvent basés sur l’accumulation (peinture, photos, collages, montages d’objets, travail au trait, techniques mixtes, etc.)
La pluralité des représentations donne à l’exposition une richesse et une diversité d’approches.
Notre propos est bien évidemment de relayer celui des auteurs et illustrateurs et non simplement de plagier leurs styles et graphisme. Une attention très pointue est accordée lors de leur retranscription en trois dimensions.

Bibliographie
La valise
Philippe Lechermeier. Christian Voltz. Seuil 1998.
    Et si dans la valise il y avait… L’oncle d’Amérique a ramené une valise. Un jeu d’imagination sur son contenu possible s’ensuit.

Mon chat le plus bête du monde
Gille Bachelet. Seuil Jeunesse. 2004.
    Un étrange chat gris à grosse trompe dans des situations cocasses et quotidiennes.

Calmar un jour, calmar toujours
Jon Scieszka et Lane Smith. Seuil Jeunesse.1999.
    Des fables animalières aux protagonistes et morales bien étranges.

La salamandre
Christian Voltz. Seuil Jeunesse. 2005.
    Les réminiscences de l’enfance née d’une madeleine de Proust en forme de salamandre.

L’homme sans tête.
Lionel Le Néouanic . Seuil 2005.
    Comment vivre sa vie le plus  normalement possible quand on est un homme sans tête.

Le jour où j’ai échangé mon père contre 2 poissons rouges.
Gaiman et Neal MacKean. Delcourt. 2004
    Échanger son père contre 2 poissons rouges, c’est aisé. Mais comment faire pour le récupérer?

Hector le loup qui découvrit la peur du loup
Hubert Ben Kemoun. Hervé Le Goff. Albums du père Castor Flammarion 2004.
    Un jeune loup qui regarde les loups d’un point de vue assez particulier.

Tout froissé
Jérome Noirez. Sarbacane.2005.
Etre fait de papier froissé , c’est possible ?

Magasin zinzin
Frédéric Clément. Albin Michel Jeunesse. Collection Ipomée. 2000.
    Une collection de collections. Objets biscornus et incongrus ramenés de voyages authentiquement merveilleux.
Plus tard
Gaëtan Doremus. Rouergue. 2000.
    Gustave est un enfant rêveur. Il a pourtant un sens pratique avéré et créatif.

Le scénario de l’exposition
Une salamandre qui parle, un chat-éléphant, un loup vivant chez des poules, un père troqué contre des poissons, des valises pleines de merveilles, un calmar moralisateur, un homme sans tête, un magasin de trésors légendaires, des inventions, un homme en papier…
Voici un bien étrange inventaire que les visiteurs vont découvrir dans une « bricabracadabrante » exposition inspirée des foires anciennes et des grandes expositions universelles.
Avec , pelle-mêle : des phénomènes de foire, les théâtres des ancêtres cinématographiques, les premières attractions foraines, des cabinets de curiosité, des marchands et des bonimenteurs, des inventions possibles et des démonstrations de progrès scientifiques.
Dans une ambiance événementielle où l’on imagine sans peine slogans pleins de superlatifs ou de mystères et enseignes aguicheuses, les enfants vont explorer cinq pavillons aux architectures diverses, espaces de découvertes où les livres seront mis en scène, en volume et en jeu.

La forme générale de l’exposition
Elle représente une foire-exposition aux différents pavillons : pavillon des inventions, pavillon des souvenirs, trésors et découvertes, pavillon des histoires extraordinaires, pavillon de zoologie et pavillon des phénomènes.

L’originalité du concept est la flexibilité des espaces. Ils sont modulaires et s’adaptent aux lieux d’exposition. Le plan proposé sera celui de la première mise en espace aux Socles et Cimaises. Dans d’autres espaces, les pavillons peuvent être envisagés dans différentes salles  ou lieux séparés.
L’exposition nécessite un éclairage d’ambiance, certains éclairages spécifiques sont inclus dans les modules. Des branchements électriques sont à prévoir pour les ambiances sonores.

Pavillon des souvenirs, trésors et découvertes
Les visiteurs découvrent une brocante surréaliste, arrière-boutique à l’ambiance feutrée. Une accumulation de souvenirs, de trésors à explorer, toucher, observer.
Une collection de collections, objets fabuleux issus de la littérature enfantine. De drôles de valises enfermant chacune un monde rigolo et inattendu.
Et, guidés par une salamandre omniprésente, un puits à secrets, des engrenages de la mémoire, des boîtes à souvenirs…

Pavillon des histoires extraordinaires
pour héros ordinaires
 Attention on entre ici dans un univers légèrement décalé !
Un poulailler surplombe un mini dédale urbain, illustrant des tranches de vie bien atypiques. Un jeune loup classique, héritier des grands loups des contes, de simples poules, un petit garçon comme les autres … et pourtant un jour…Les visiteurs vont reconstituer, par un grand puzzle, l’initiation d’Hector le loup à… la peur du loup !Et par un jeu de troc, suivre le parcours d’un adolescent et de sa petite sœur. Ici pères, poissons, guitares, masques et lapins s’échangent comme des billes…Grandir est une étrange aventure ! …

Pavillon des inventions
Un double hall d’exposition, une architecture linéaire à la Gustave Eiffel, c’est un lieu de manipulation et de construction. Les visiteurs peuvent faire fonctionner entre autres le fameux traducteur du langage des canards, la machine à gain de temps, étudier les plans et les maquettes visionnaires des engins et appareils nés de l’imagination du petit Gustave…
Et pourquoi pas, s’essayer à la mise au point des « trucs » et des « bidules »

Pavillon de zoologie
Un bien singulier musée d’histoire naturelle propose un bestiaire farfelu.
Vivarium, cages, gravures, bocaux cachent des fables bestiales aux morales nou-velles et aux protagonistes inattendus…à retrouver dans un jeu de l’oie désopilant. Et, comble de la bizarrerie animale, une étude zoo-logique sur un drôle de chat à trompe pesant quelques tonnes sera projetée dans la pure tradition burlesque.

Pavillon des Phénomènes
« Approchez, venez voir les phénomènes de foire : Nestor, l’homme sans tête et Tout froissé, l’homme de papier ! »
Derrière les rideaux, venez découvrir la vie insolite de ces personnages hors-norme. Se voir sans tête dans un jeu de miroirs, changer de tête en essayant les masques de Rita Cogito, manipuler à loisir marionnettes et bouts de papier…
Les enfants vont revivre les tribulations chaotiques de Nestor et Tout froissé où le regard des autres peut être synonyme d’intolérance et de cruauté mais aussi de tendresse et d’humour.

A partir de juin 2007
ITINERANCES
Après consolidation des animations, réparations, res- taurations éventuelles et mise en place d’un système de stockage et de transport,
Bricabracadabrant ! entamera ses tournées en France et pays francophones.

Le groupe accompagne l’exposition sur ses lieux de voyage pour effectuer les installations, mettre en sécurité et former les intervenants/animateurs.
3 expositions du groupe sont susceptibles d’être louées selon les demandes.

Des visites nécessairement accompagnées.


L’exposition est en elle-même un formidable outil de médiation du livre. Une lecture n'est jamais passive. A travers elle, le lecteur crée du sens, sans y réfléchir. Il installe des passerelles entre son vécu et celui des personnages, entre leurs mondes et le sien, il partage l'univers proposé par l'auteur.
Dans cet esprit de lien social, elle ne peut se concevoir qu’accompagnée. Adultes, animateurs, conteurs, professeurs, parents, grands-parents, frères ou sœurs aîné(e)s, amis, tous les partenaires pédagogiques potentiels des enfants sont à même de guider, dans un premier temps les enfants dans l’exposition et de leur montrer comment faire seuls. Le but est bien évidemment de toujours faire le lien du jeu au livre et du livre au jeu. Des moments de théâtralisation et d’animation sont souhaitables (mais en rien indispensables). Certains albums utilisés peuvent être « interprétés » et discutés avec les enfants.

Une visite de classe se passe en petits groupes d’enfants, répartis avec des adultes qui les guident dans les pavillons. Un ou des animateurs de salle accompagnent les moments de lecture, résument les livres non lus, expliquent le fonctionnement de certains jeux, etc…

Lisibilité dans l’exposition :
Cartels et panneaux
Textes de présentation des «pavillons » :
ils précisent les ambiances et unité de chaque « salle » et les unités de traitement des livres choisis. A côté de chaque jeu, des écriteaux expliquent aux enfants et à leurs parents le fonctionnement et le sens de lecture et de visite.

EXPOSITION "AFFREUX, BETES ET MECHANTS"
ANNÉE 2004

Pourquoi une exposition sur ce thème ?

Les personnages traditionnels comme les loups, les ogres, les sorcières, les monstres sont issus de l’imagerie populaire et repérables par tous, grands et petits.

Ce thème favorise donc la communication intergénérationnelle. Il est à même de susciter dialogue, échanges, lecture, moments privilégiés au sein de la famille.
Il permet un travail sur la mémoire collective. Ces thèmes ont toujours existé et ont été transmis par les parents à leurs enfants sous forme orale, contée ou sous forme de sentence (si tu n’es pas sage, le loup te mangera…). Le traitement actuel dans les albums pour enfants est donc significatif de l’évolution sociale. 
Il y a dans ce thème une mise en abyme du livre pour la jeunesse et du conte. Cela soit par bouleversement de l’ordre établi (les petits cochons mangent le loup), soit par la renaissance et la construction du livre (le loup ne devient pas méchant pour le plaisir du lecteur, pour la bonne cause).

Il s’agit d’un thème ludique fort suscitant des émotions d’où découlent des réactions et des sentiments (peur, rire, dégoût, etc…)

La peur :  L’enfant joue à se faire peur, exorcise ses peurs irrationnelles (loups, monstres du placard) par l’action (le rire par exemple) ou par une présence amie (héros de l’album, parent lecteur, personnages du livre auxquels il s’identifie, etc…)
La satisfaction : de pouvoir vaincre ses craintes :: notion de courage, de construction de soi par l’accomplissement d’épreuves.
Aspect jouissif : Le bête et méchant, le gratuit, le dégoûtant. La notion de répulsion va de pair avec la notion d’attraction.

Le développement de l’imaginaire et du fantasme qui en découle est exagéré par la forme ; une galerie de portraits, encadrés, sacralisés, et le mystère à découvrir (l’histoire de ces «visages », ce qu’il y a derrière ces portraits).
Cela exacerbe l’envie de découverte, titille la curiosité.
L’inconnu pousse l’enfant à découvrir, pour se construire par projection (ce personnage, c’est moi !) ou par opposition (je ne suis pas cela…)
Les personnages de ces albums sont traités  pour que l’on puisse s’identifier à eux.
Soit de façon manichéenne (le méchant est très méchant, c’est un repère) soit au contraire en gommant le manichéisme (la méchanceté fait partie en une certaine proportion de l’identité de chacun, le méchant est quelque part comme tout le monde, ce qui est rassurant)
Tout peut se rattacher au réel, à l’expérience, au quotidien de l’enfant : travail sur les préjugés, la différence, la tolérance.
Réflexion sur la violence, la haine, la rage, la vengeance mais aussi sur le pardon et l’amitié.

L’exposition se présente sous la forme d’une galerie de portraits. Sur les murs sont accrochés des dizaines de tableaux de toutes tailles représentant des personnages singuliers en un rapprochement hétéroclite : animaux, monstres, humains, etc…

Mais qu’ont donc en commun tous ces personnages pour être ainsi réunis dans une si étrange collection ?
Ils sont tous personnages principaux d’albums pour enfants et tous sont identifiés comme « affreux, bêtes et /ou méchants. On y trouve pêle-mêle des sorcières, des loups, des ogres, des monstres du placard, des fauves, des crapauds, des ours, des cauchemars etc…

Mais que cachent-ils ? Quelle est leur histoire ?

Des portes, des trappes vont mener les enfants vers des espaces où ils pourront découvrir sous forme ludique l’univers de ces personnages et bien sûr, leurs histoires…

L’exposition se présente sous la forme d’une galerie d’une trentaine de portraits de personnages présupposés méchants  issus de 24 albums pour enfants (loups, sorcières, pirates, monstres, enfants, etc.). Quatre structures de 4.50 x 3.00 mètres les accueillent (Il s’agit de panneaux de 1.50 x 1.50 mètres qui s’assemblent et se détachent pour le transport) Sur les murs extérieurs sont accrochés des dizaines de tableaux de toutes tailles mettant en avant les personnages singuliers et magnifiés, un peu comme les images des ancêtres dans les châteaux.

LES ESPACES :

Les « qui se la pètent »

Ils sont grands, ils sont forts, ils sont les meilleurs… Du moins, c’est ce qu’ils croient. D’aucuns pourraient quand même penser qu’ils sont un peu prétentieux…

Thématique :
Les vantards un peu ridicules.

Traitement :
Espace de manipulation (marionnettes, livres géants).

Décor :
Fonds muraux et sols reprennent les arrière-plans des livres (peinture frottée vert, noir, bleu, …). Ils en représentent les différents lieux : ville, mer, forêt et champ.

Livres utilisés :
C’est moi le plus fort . Mario Ramos, Pastel, 2001
On tourne les pages géantes pour découvrir quel personnage du livre est le plus fort.

Sous un caillou. Zidrou, E.Jadoul, Casterman, 1998.
On soulève les cailloux du champ. On y découvre de petites bêtes et surtout Sprotch, Flatch et Critch… que l’on va pouvoir écraser à loisirs.

Attends que je t’attrape. Tony Ross, Gallimard Jeunesse, 1984.
Sur le rideau se détache l’ombre du grand Monstre. Il s’agit d’oser ouvrir le rideau pour découvrir qu’il est en fait ridiculement petit…

L’ogre, la sorcière et le pirate. C.Beigel, Ch.Merlin, Albin Michel, 2003.
Sur le radeau de ces 3 affreux, encerclé par la mer, on rejoue leurs aventures avec des marionnettes en bois. Les accessoires sont cachés dans le grand coffre.

Les mal aimés.

Rien à faire, c’est toujours pour leur pomme… faut dire qu’ils semblent porter toute la misère du monde sur leurs épaules. Ces personnages sont malheureux parce ce qu’ils se croient seuls.


Thématique :
Construction de soi grâce aux autres.

Traitement :
Jeux de puzzle.

Décors :
Mise en parallèle des deux univers.

Livres utilisés :

Le chat de Frankenstein.Curtis,Jobling. Hachette,G.Languereau,2003.
Décor du laboratoire. La poupée du chat-modèle est sur une table et 9 puzzles de chats sont à recomposer.

Patatras Ph. Corentin, école des loisirs, 1994.
Dans un terrier à l’ambiance torchis… le terrier des lapins au sol qui reprend le périple du loup.  Des pièces de puzzle se posent et révèlent la présence des lapins et la surprise.

Petite anthropologie des méchants.

Un méchant ? Qu’est-ce que c’est déjà ?  et comment ça peut bien fonctionner ?

Thématique : 
Les circonstances atténuantes des méchants.

Traitement :
Enquête, investigation.

Décor :
Ils reprennent « grandeur nature » et en volume les ambiances des albums.

Livres utilisés :

Babayaga T ;M le Thanh, R.Dautremet, Hachette, 2003.
Au bambin qui rissole. Pourquoi Babayaga est-elle devenue ogresse ? dans le décor du restaurant, les enfants cherchent et découvrent la vérité dans ses souvenirs d’enfance, les menus… les différentes phases cachées dans le décor.

Loup gris . J.M. Robillard, S.Mourrain, Milan, 2003.
Dans une bibliothèque rouge, des étagères, des sièges. Au centre, sur un lutrin, le livre de loup gris est vide de l’histoire mais plein de question ? Il s’agit de retrouver sur les rayonnages les personnages rencontrés pour comprendre la vie de loup gris.

Loup ma vie mon œuvre. A.Bouin, J.Ruiller, Mila, 2000.
Conférence de loupologie. Les éléments du livre sont repris sous forme de planches anatomiques, cartographiques, radiographiques, encyclopédiques… des cadres de loups. Des reprises du livre.

La vérité sur l’affaire des trois petits cochons.J.Scieszka,L.Smith, Nathan, 1989.
Bureau d’investigation (style détective privé des années 50). Présence d’éléments journalistiques disséminés (pièces à conviction, journaux, etc.) Dans un journal, des questions posées. Les indices sont partout dans la pièce.

Regards…

Ils ne sont peut-être pas affreux, bêtes et méchants… c’est juste le regard des autres qui nous le fait croire.


Thématique majeure :
La différence.

Traitement :
Sous forme de galerie d’art contemporain. Jeux d’observation et de mise en parallèle.

Décor : murs blancs avec des tableaux représentant les regards des personnages

Livres utilisés :

Les cinq affreux. W.Elbrucht, Milan 1994.
Sur des socles, reprise en papier mâché des 5 personnages tristes et sous un rideau inaugural, un tableau où ils sont gais.

Qui est la bête ?Backer, Ecole des loisirs, 1993.
Un grand tableau reprend l’ambiance picturale de jungle de l’album. En cherchant et observant les animaux cachés sur la toile on découvre qui est la bête.

Papa ! Philippe Corentin, Ecole des loisirs, 1995.
Tableau en volume style hyperréalisme : 2 oreillers avec les moments forts de l’histoire en parallèle.

Rikiki-riquiqui qui a peur de tout P.Coré, C.Oubrerie, A. Michel, 2003.
Des planches en plastiques souples avec des reproductions ; Par jeux de transparence on montre qui a peur de qui et qui est au final le plus fort.

Ami-Ami . Rascal, S.Girel, Pastel, 2002.
Au sol, sur deux axes, la maison du loup et celle du lapin racontent leur histoire en parallèle. La rencontre est matérialisée dans le tiroir.

Rumeurs

Un univers de ragots, de « on-dit » et de bruits de couloir, souvent inspirés par la peur de l’autre.

Thématique majeure :
La différence.

Traitement :
Atmosphère sombre et confinée. Jeux de découverte

Décor :
Deux couloirs distincts et parallèles reprennent les univers des 2 albums.

Livres utilisés :

La sorcière du bout de la rue. Kurucova,le Tallec,Bolbolquet Valbert, 2003.
En s’avançant dans l’étroit couloir, les ombres peintes sur les murs inquiètent. Elles présentent « la sorcière » et son univers tel que les enfants l’imaginent dans l’album. Derrière un rideau, on découvre la réalité. L’intérieur rassurant de la maison de Melle Esther, une jeune femme sourde-muette. On apprend dans sa marmite le langage des signes.

Un aigle dans le dos. C.Voltz, Rouergue, 2001.
Une étroite ruelle bordée de palissades sur lesquelles on découvre des petites vitrines empilées sommairement. Elles montrent en volume et en musique les rumeurs colportées sur Max et sa rencontre avec la petite souris.

Juste pour rire

Cet univers explore joyeusement la méchanceté gratuite, le bête et méchant mais dans la bonne humeur ! Une ambiance de fête foraine ancienne, de kermesse. 

Thématique :
Le spectacle plaisant de la bêtise au quotidien.

Traitement :
Ambiance de kermesse, jeux en bois traditionnels revisités.

Décor :
Espace très coloré avec le personnage des livres reproduits sur les murs.

Livres utilisés :

Lapin chéri. A. Meets, Ecole des loisirs, 1996.
Sur des silhouettes en bois sont peints les corps de personnages de l’album. Un trou à la place de leur tête permet de se voir déguisé en Super Lapin ou en vilain ogre.

C’est méchant. Pittau et Gervais, Seuil jeunesse, 2002.
Un jeu de palets en bois reproduit les situations du livre. Un par un, on les fait glisser le long de la paroi parsemée de picots. On découvre alors si elles sont un peu méchantes, méchantes ou très méchantes.

L’ogre, le loup, la petite fille et le gâteau. Ph. Corentin, école des loisirs, 1996.
Une maquette en bois reproduit l’intrigue de l’album. Comme dans le livre, les personnages ne peuvent pas tous cohabiter. Il s’agit de leur faire traverser la rivière au moyen du bateau animé qui ne compte que 2 places.
 
Pince mi et pince moi. Corine Dreyfuss, Thierry manier, 2002.
Des tabourets de photomaton permettent de se voir dans les miroirs des tables de maquillage avec le visage contusionné par les actions de pince mi et pince moi.

L’alphabet des monstres . Capucine Mazille,Les portes du onde, 2003.
26 panneaux en labyrinthe reprennent les 26 planches du livre. Certaines parties sont cachées. Elles permettent d’imaginer des jeux sur les mots.

Le grand livre des monstres . C.Sultani, N.Vial, De la Martinière, 2002
Dans un grand cube transparent , des monstres-objets du livre sont reproduits en 3D. En les attrapant avec une pince (un peu comme à la fête foraine), on peut les sortir du cube et lire la comptine associée.

Des planches de Gentil-Méchant (I.le Néouanic, F.Chapotat, Seuil, 2003)sont reproduites à plat ou en volume et intégrées dans chacun des six espace, comme un clin d’œil.


EXPOSITION "EN DECOUVRANT UNE FORET-LIVRE"
DE CLAUDE PONTI
ANNÉE 2002

Pourquoi une exposition sur Claude Ponti ?

Une lecture n’est jamais passive, à travers elle, le lecteur crée du sens, sans y réfléchir, il installe des passerelles entre son vécu et celui des personnages, entre leurs problèmes et les siens, entre leurs solutions et celles qu’il peut désormais envisager.

Il est proposé un univers totalement loufoque et pourtant réaliste. Cette ambiguïté piège le lecteur dans une perspective constructrice. Bercé par des images riches, dans lesquelles on peut se perdre des heures durant, le lecteur ne prend pas conscience du processus d’identification dont il est sujet.

Les expériences et les enseignements vécus et perçus par les personnages deviennent alors ses propres expériences et enseignements. La proximité entre les thèmes abordés et les préoccupations des jeunes lecteurs (recherche d’identité, de protection, de réponses et de réconfort) renforce ce phénomène.

Cette particularité de l’œuvre de Ponti est très attrayante pour des gens ayant l’ambition de monter une exposition ludico-éducative. C’est pour nous aussi un choix du cœur. Chacun des albums parle à notre enfance, à différents degrés.


Résumé du « Doudou méchant »

Dans un univers rocambolesque où les plantes domestiques sont des « bouchanourrirs » et où les sussouillettes collent aux doigts, on détourne les objets aussi facilement que les mots.
C’est là que vit Oups, jeune garçon somme toute identique à tout autre, qui un beau matin découvre un doudou abandonné. Immédiatement adopté, le doudou se révèle particulièrement doué pour trouver de « bonnes » idées, pour ne jamais s’ennuyer.
Mais ces « bonnes » idées le sont-elles réellement ?
Aussi rapidement que se transforme l’expression du doudou ( de plus en plus machiavélique), les « bonnes » idées se transforment en grosses bêtises ; jusqu’à l’ultime mauvaise idée qui engendrera la destruction du monde.
Oups prend alors conscience des conséquences de ses actes. Il doit réparer ses erreurs et, pour ce faire, affronter ses peurs. Celles-ci, sous la forme d’un monstre pêcheur d’enfants (Crabamorr), lui assignent certaines tâches mettant à l’épreuve sa résolution et sa patience.
Finalement vainqueur, Oups tire les enseignements de ses expériences. Avec l’aide des trois montagnes de vie ( eau-feu-vent ) et de son doudou redevenu gentil (Oups a retiré la plume de fer qui le rendait méchant), il reconstruit le monde, améliorant même la vie de ses anciennes victimes ( dorénavant les sussouillettes ne collent plus aux doigts et en plus elles sont inusables ! ).
Oups a grandi.

Ambiance et animation du « Doudou Méchant »

C’est un univers fait de bois, de bric et de broc. Les décors représentent la maison de Oups.

Le monde de Oups :
L’univers de Claude Ponti et celui du Doudou Méchant en particulier regorgent de personnages et d’objets hybrides aux noms étranges. Sur une étagère, 13 objets, tirés du livre ou créés pour l’occasion, attendent que les enfants retrouvent ou inventent leur nom.
En tournant les pages de deux grands livres « cadavres exquis » (inspirés de l’album d’Adèle) les visiteurs construisent des personnages, des objets et des mots étonnants.

Les bêtises de Oups :
A l’entrée et à l’intérieur de cet espace, des tableaux et des boîtes interactives (actionnées par les enfants) présentent les bêtises de Oups et du Doudou et montrent leurs conséquences, dont la plus grosse fait exploser le monde.

Le Crabamorr :
L’affrontement de Oups et du monstre croqueur d’enfant représenté sur un grand livret mural avec volumes et transparences.

Reconstruction du monde :
Les enfants doivent reconstituer un puzzle géant qui couvre un  mur. C'est un retour à la normale qui permet de tirer les leçons de ce qui vient d'être vécu. Dans cette étape, il s'agit de rendre le doudou gentil en lui retirant la plume en fer qui le rend méchant.
Sur un dernier panneau, on découvre les cadres du bonheur représentant toutes les vraies bonnes idées gentilles de Oups et du Doudou.
Aux enfants guidés par l'accompagnateur d'imaginer à leur tour leurs propres bonnes idées.


Résumé du « Nakakoué »

AILLEURS, en se promenant dans une forêt, Zouc est chassé par des arbres-monstres qui le traitent de « Nakakoué ». Apeuré, il s’enfuit et se retrouve N’IMPORTE OU où, grâce à l’outillage trouvé dans une Passifolle, il fabrique un chariot pour transporter son nouvel ami, un œuf géant avec qui il va regarder un concert de couchers de soleil. Isaac, un puit à pattes, les rejoint. Tous trois traversent un tas de fenêtres pour arriver NULLE PART où il n’y a personne. Fouillant dans Isaac, Zouc y trouve une princesse en carton qu’il embrasse. Celle-ci se transforme en Crapouille et tous se mettent à danser gaiement. Puis, ils voyagent sur un toboggan volant pour parvenir au BORD DU MONDE, un endroit apocalyptique et angoissant. Alors, tous se blottissent sous les ailes d’un grand oiseau fait de tous les Nakakoué (enfants) ayant peur des Monstres. L’ami-œuf de Zouc éclot. Il en sort un Bé-bé et Zouc comprend alors le secret : il est un Nakakoué et peut tuer les Monstres. Alors, tous vont à la rencontre du roi des Monstres et le détruisent. Ils traversent une dernière porte et sont à RIVÉ où la Mâzon, qu’ils avaient libérée auparavant, les attend et les accueille. Zouc, en criant son identité peut alors détruire tous les Monstres.

Ambiance et animation du « Nakakoué »

Le livre est construit comme un parcours initiatique avec différents moments de passage, des rencontres et des évolutions du héros dans sa mémoire et puisant dans la mémoire collective afin d’accomplir la quête de son identité et l’acceptation de celle-ci.
L’espace Nakakoué est présenté comme un parcours d’aventures où l’adulte accompagnateur se doit de présenter la possibilité de persévérer dans le jeu ou non. 5 espaces mènent les enfants dans les 5 lieux du livre. Le passage au travers des parois reprend l’idée de progression permanente présente dans l’ouvrage et souligne l’esprit d’aventure et de parcours qui y est prégnant. Les textes du livre accompagnent les enfants dans leur parcours.

Ailleurs :
C’est l’espace d’accueil et de mise en train où se met en place l’intrigue. Ici, il n’y a pas de jeu proposé, mais l’accompagnateur présente et lit les phrases du livre reproduites sur les murs, avant de franchir la fenêtre vers n’importe où..

N’importe où :
C’est un espace de bricolage, de fouilles et d’observation.
La Passifolle propose aux enfants de construire un chariot à ami. Derrière la fenêtre d’un œuf en tissus, on peut découvrir ses amis. Il est également possible de regarder un concert de couchers de soleil, avant de passer la porte vers nulle part…

Nulle part :
C’est un espace d’observation, de mémoire et de reproduction.
Sous le regard de la princesse en carton, les enfants doivent refaire une séquence logique du livre et réussir le Mémory proposé par Isaac le puits.
Après avoir retiré le clou de la patte de la Mâzon, ils peuvent monter sur le Toboggan.

Le bord du monde :
C’est un espace de réflexion.
A l’arrivée du Toboggan, les enfants découvrent un univers sombre et détruit. Des rideaux noirs voilent les livrets de l’Histoire. Lorsqu’ils découvrent le secret des Monstres, ils peuvent affronter le Roi des Monstres et aller à Rivé.

Rivé :
C’est un espace de destruction et de retour au calme.
Ici se termine l’aventure par un chamboule tout représentant la destruction des monstres.
Le calme peut alors revenir et les paysages devenir plus sereins.


Résumé de « Sur l’île des Zertes »

« Jules est un Zerte. Il vit sur l’île des Zertes… ». Ainsi commence cet album qui nous fait entrer dans un monde entièrement constitué de jouets. Sur cette île, Jules joue et s’amuse avec d’autres Zertes. On découvre ainsi que la vie de Jules, petit personnage cubique, est faite de choses plaisantes (les jeux avec ses amis, son amour pour une brique, son ami Diouc le clou, …) et d’autres moins plaisantes (le Martabaff, le Couvtouïour, le Trou, …) présentées sous forme d’une succession de tranches de vie. On peut aussi apprendre les déboires amoureux de Jules : son amour impossible avec la brique et ses amours naissantes avec Roméotte (il est quasiment impossible de ne pas voir la référence aux 2 amoureux shakespeariens).
L’univers complètement ludique de cet album nous amène à réfléchir sur les notions de vrai et de faux, de réel et d’irréel, ces notions étant renforcées par la confusion entre rêve et réalité que peuvent apporter certains jeux de mots. C’est aussi un moyen original d’approcher le sujet des amours naissantes, des premières désillusions amoureuses. Heureusement tout finit bien !

Ambiance et animation de « Sur l’île des Zertes »

Cet univers est conçu comme une île-jeu de construction géante. Les ateliers proposés permettent aux enfants de jouer avec les images et les mots de l’album. Les décors de cet espace sont plats ou de formes simples, très colorés, très ludiques rappelant ainsi l’ambiance du livre.

L’entrée
On pénètre au cœur de l’île par un porche au verso duquel sont présentés les jeux et l’histoire.

Jeux de construction-jeux de mots
Au sol, sur une estrade verte, on peut à loisir placer des éléments du décor reproduits à plat (grâce à un système de fentes, de rainures, de pinces). Sur une étagère, grâce à des petits cubes, les enfants peuvent reconstituer des phrases.
En construisant leur île, les enfants construisent des phrases du livre ou en inventent de nouvelles.

Théâtres animés
Sur un jeu de cubes, 4 cubes incluent des théâtres animés en bois et papier. A l’intérieur, une saynète illustre un moment de la vie de Jules ( « Pourquoi Jules est-il amoureux d’une brique », « Le jour où Jules a été très triste », «Comment Jules et Diouc sont devenus amis », Comment Jules a rencontré Roméotte ? » ) .Tirettes et clapets permettent d’animer certains éléments, de répéter à souhait les actions du livre et de découvrir les textes.

Buissons Jules aime/Jules n’aime pas
Au fond de l’île 2 buissons colorés attendent que les enfants retrouvent ce que Jules aime et ce que Jules n’aime pas. Les pages de l’album correspondant à cette tranche de vie sont reproduites sur des petites plaques de bois que les enfants replacent sur les bons buissons.

L’accompagnateur peut alors amener les enfants à s’interroger sur la notion de plaisir et de déplaisir en extrapolant sur leurs propres expériences.

Résumé d’« Okilélé »

Okilélé est différent des autres membres de sa famille tant physiquement que dans sa façon d’être. Rejeté malgré ses maladroites tentatives de communication et après une période passée sous l’évier familial, il s’enfuit avec son seul ami Martin, un vieux réveil, pour trouver quelqu’un à qui être utile.

S’en suit un étrange parcours initiatique au cours duquel Okilélé va rencontrer plusieurs personnages qui le guideront et le construiront. Pour finir, il se ressource et va  « faire l’arbre » pour écouter la terre entière.

Enfin Okilélé trouve un soleil qui a besoin de lui. En communiquant avec tout l’univers, il peut guérir le soleil et rentrer chez lui, où il découvre que son absence était catastrophique pour sa famille.
Ayant enfin trouvé sa place parmi les siens, il rêve déjà à d’autres aventures.

Ambiance et animation d’« Okilélé »

- Okilélé chez lui : Univers confus où Okilélé ne peut trouver sa place, où règnent colère et incompréhension. Son refuge (sous l’évier) est clos et solitaire (ami imaginaire - surcharge de l’illustration).
- Le parcours initiatique : Okilélé construit son parcours autour de la communication. Il trouve son utilité au sein du monde en « parlophonant », en écoutant et en rencontrant des personnages tout droit sortis de la tradition du conte (le monstre, le sage, la sorcière, …)
- Le retour à la maison : Le manque provoqué par son absence a gommé la différence. Règnent enfin la sérénité et l’unité, le dialogue.

L’univers d’Okilélé, tout comme l’ouvrage, se doit d’être construit en trois lieux repérables :

Sous l’évier :
Pièce close, encombrée d’objets, de meubles, de tuyaux. L’enfant doit y sentir la solitude d’Okilélé, ses tentatives pour se cacher (masques, trappes) et découvrir ses déboires et ceux de Martin Réveil.
Commodes, objets hétéroclites, masques, tuyaux encombrent l’espace. En les déplaçant, en ouvrant des portes et des tiroirs, les enfants découvrent les images et les textes expliquant les déboires d’Okilélé et de Martin Réveil. 5 tuyaux traversent le mur. Ils   permettent aux enfants de « parlophoner » : quand on parle dans un tuyau d’un côté du mur, qui écoute et répond de l’autre côté ?

Le parcours :
Lieu ouvert, où l’enfant suit les aventures d’Okilélé dans un ordre repérable. Chaque étape est présentée de façon différente. On vit le développement d’Okilélé. Les enfants vont découvrir les étapes de l’histoire d’Okilélé : l’histoire de Gradusse dans une télévision-livre, le Vieillard très vieux et très sage, l’écoutophone où l’on entend tous les bruits du monde, etc…
En suivant un ruisseau de larmes, les enfants accèdent à l’étape suivante.

Le retour :
Décor gai (« grande danse de la joie joufflue »). Lieu où les enfants vont pouvoir parler, écrire, échanger autour d’Okilélé et sa famille.
Panneaux, cadres et volumes présentent la fin du livre. Des coussins-feuilles sont disposés à terre. A cet endroit, sous l’impulsion de l’accompagnateur, les enfants vont « poser leurs valises » et exprimer leurs sentiments sur l’histoire d’Okilélé, oralement, en dessinant ou en écrivant à la craie sur un tableau les mots qu’ils veulent communiquer aux autres.

Résumé de « l’Arbre sans fin »

La famille d’Hipollène vit heureuse dans une maison située dans un arbre. Pour la première fois Hipollène part à la chasse aux glousses avec son père sur les conseils de sa grand-mère. A leur retour, grand-mère est morte. Hipollène se retrouve seule et triste. Elle se renferme en une larme et tombe de l’arbre, pour arriver sur la terre. Un monstre-feuille, Ortic, veut se jeter sur elle, mais de peur elle se transforme en pierre pour se protéger.
… Sept Saisons Merveilleuses passent … enfin presque.
Hipollène n’est plus une pierre, mais elle a tout oublié. Elle décide de chercher qui elle est. Une très vieille racine chante les noms de ses grands-mères. Tout à coup, elle se retrouve dans l’espace et tombe sur la planète au miroir. Elle trouve son reflet et décide de passer au travers. Elle arrive dans un lieu tout noir, elle marche longuement jusqu’à une lumière, la Loupiotte. Elle retourne chez les miroirs et grâce à la loupiotte, franchit le bon miroir. Elle se retrouve enfin au-dessus de son arbre. La septième saison finit enfin. Elle comprend enfin ce qui lui arrive, elle rêvait. Ortic est toujours là, Hipollène va devoir l’affronter. Elle crie à Ortic qu’elle n’a plus peur, ce qui le tue. Hipollène retrouve l’amour de ses parents et prend une nouvelle place dans la famille. Elle a grandi.

Ambiance et animation de « l’Arbre sans fin »

Cet album traite d’un parcours initiatique. Dans « l’Arbre sans fin », Claude Ponti part de la mort d’un être cher comme élément déclencheur, à partir de là, l’enfant va grandir par étapes en revivant en filigrane des moments de son passé.
L’histoire se déroule dans une forêt, cadre correspondant à l’univers de l’exposition. Elle est construite comme un conte. Cet album est très intimiste, l’espace est feutré, rassurant et doux.

Un tunnel permet d’atteindre une pièce de projection de forme hexagonale aux murs en tissu bleu nuit. Les enfants s’installent sur un matelas avec des coussins feuilles pour regarder un diaporama sur un écran de télévision.

L’album de « L’Arbre sans fin » est sur support vidéo, sous forme de diaporama conté, pour répondre au mieux à sa structure et à son univers. On découvre les images du livre et on écoute l’histoire narrée.

C’est à l’accompagnateur de prendre le temps pour discuter avec les enfants afin de faire un retour sur l’histoire de « L’Arbre sans fin ».


EXPOSITION "MA MAISON-LIVRE"
ANNEE 2000

Thème de l’exposition :

La maison est le premier lieu d’apprentissage des tous petits. Les livres qui leur sont destinés y puisent souvent leurs thèmes. La somme des ambiances de chaque pièce et l’ima